INTERVIEW Marco Passarani
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Marco Passarani, 27/11/2000 au Loft à Vilvoorde (be), Rome, Italie

1. Quelle est l'histoire de Passarani ?

Tout d'abord, j'ai commencé à m'intéresser à l'acid-house quand je travaillais dans un magasin de jeux vidéo et de musique à Rome. Dans ce magasin, j'avais un ami qui jouait de temps en temps dans des petits clubs acid house : il fut un des mes meilleurs "professeurs" de musique, il m'a permis de découvrir beaucoup de styles... surtout de la musique électronique et toute la house initiale. Il me vendait tous les disques qu'il n'utilisait plus, dans ses disques j'ai trouvé les premières compilations anglaises Techno avec des sons venant de Detroit : j'ai senti que quelque chose de grand m'arrivait. Toujours à ce moment, j'essayais de lier mes passions : la musique et les ordinateurs. J'essayais de sampler avec un Commodore Amiga, des sons venant de disques mixés par Brian Eno ou David Sylvian, Kraftwerk, ou Depeche Mode, les utilisant avec des sons "propres"... du Hip-Hop à la House. C'est là, le commencement de mes compositions, même si c'était quelque chose de vraiment grossier.
Plus tard, j'ai eu la chance de commencer à mixer (dans des soirées privées et chez des amis) et de jouer pour une radio populaire romaine Techno. Là, j'ai pu améliorer chaque jour mes compétences et mes goûts, en rencontrant d'autres Dj's et musiciens, en échangeant des suggestions et des avis.

2. Quel est ton engagement sur le label Nature ?

A la base, je fais un peu de tout, je dirige le label, je m'occupe des relations avec le distributeur et du secteur promotionnel, j'écoute ce que nous recevons, je sors mes propres disques. C'est un peu compliqué, mais c'est très chouette.

3. Comment ta musique est considérée dans les pays où tu te rends habituellement ? Et en Italie ?

Ma musique est toujours considérée comme un mélange d'IDM classique avec de l'Electro/Techno, et nous avons un bon soutien en général. Les gens reconnaissent ce que nous faisons et ils sont heureux que nous nous battons pour la musique électronique en Italie, où la plupart des disques qui sortent sont commerciaux... Mais en Italie aussi, finalement, nous obtenons un bonne réaction : récemment, il semble que quelque chose change, peut-être les 10 années de dur labeur underground sont finalement respectées. Je ne veux pas que tout le monde aime ma musique, tout ce que je veux : c'est d'être respecté et reconnu comme un producteur indépendant.

4. Quels sont tes projets en cours et tes projets futurs ?

Les projets futurs : tout d'abord, je dois réaliser plus régulièrement de sorties pour le label, et mon album sortira en septembre. En novembre, un nouvel album de Mat-101 sortira.
Ils ont fait un nouveau projet qui est appelé "Jolly Music". C'est un projet totalement différent de ce qu'il ont fait dans le passé. Cela ressemble à une sorte de funk, space, disco-funk, electronique, et très marrant à la fois. Pour ce projet, il a fallu une année de travail : avec celui-ci, nous essayerons d'approcher un nouveau public, c'est le même état d'esprit, mais un différent language.

Puis, il y a le projet Monomorph qui est le nouvel album de D'arcangelo. C'est un autre projet, plus mellow, plus calme, pour écouter chez soi.

Une compilation est aussi prévue sur Nature pour la nouvelle année "Mission 3".
C'est la suite de l'autre, "Mission 2". Ensuite, 4 disques sortiront sur PLASMEK. C'est une sorte de challenge avec le dance-floor. Nous essayons de faire ce dont nous avons besoin quand on mixe. Je veux dire qu'il y a très peu de disques que nous aimons, et beaucoup que nous n'aimons pas.
Alors nous essayons de mettre tous les éléments que nous aimons dans ces tracks Electro/Techno (il y aura aussi 5 loops sur chaque disque) le but de cette saga est d'utiliser notre technique face aux thèmes classiques dansant : Electro and Techno.
Alors, nous devons sortir nos propres disques pour jouer à une soirée.

La plupart du temps, Nature n'est pas conçu pour jouer en soirée, c'est un état tout à fait différent, c'est plutôt pour la deuxième salle, où on se relaxe, et ou on fait des expérimentations, c'est de la substance pour l'esprit.
Plasmek, est peut être plus dansant, mais a été conçu avec le même état d'esprit. Les sons classiques avec une approche différente, plus recherchés que du simple groove.

5. Quelle est ton expérience musicale la plus intéressante ?

C'était quand j'ai joué au festival Grey Planet !
Là, j'ai fait une performance avec Andrea Benedetti et Max Durante en jouant avec 4 platines, tous ensemble, sans préparation. Aussi présents : Adult, Dopplerefflekt, Keith Tucker, the SKAM crew, Like a Tim...
C'était une expérience unique.

6. Que va-t'il arriver en 2099 ?

Nous rencontrerons des nouvelles formes de vie venant des autres côtés de l'univers. Ou bien nous mourrons tous sur une planète polluée.

Ce que cela signifie ? J'avais l'habitude de sortir des plaques sur GENERATOR, avec le nom de Marco Passarani, mais les sorties de NATURE étaient en train de devenir une chose tout à fait différente, avec une conception plus avancée et moins influencée par Detroit.
Marvel, un comics, a écrit une version futuriste des superhéros comme Spiderman, Punisher... qui s'appelait Spiderman 2099, Punisher 2099... alors j'ai décidé d'utiliser 2099 pour différencier mes productions.