INTERVIEW Mike Dred
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Mike Dred, 01.09.2001 au Cirques des Variétés à Liège (be), Londres, Royaume-Uni

1. Quand et comment as-tu rejoins l'équipe de Rephlex ?

Depuis le début, en 91. Je l'ai fait parce que je créais déjà des morceaux à cette époque. Des amis, Richard (ndlr : Richard D James/Aphex Twin) et Grant ont entendu ma musique et espéraient qu'on se rencontre. Alors on s'est vu en Allemagne quelques mois plus tard. Nous avons discuté et écouté de la musique pendant 15 heures et ensuite, nous sommes retournés chez eux et on a fait un EP ensemble. C'était de l'acid assez dur, il n'y en avait pas beaucoup à l'époque, ce n'était pas comme à Chicago.

2. Quels sont tes influences et artistes préférés ?

Tu sais, je n'ai pas vraiment une réponse à cela. Je ne suis pas très doué pour retenir les noms. Si j'entends un morceau et que je l'aime, je l'achète.

Je n'ai pas d'influence directe particulière. Je pense que c'est plutôt dans le subconscient. Je ne rivalise avec personne en particulier et si je le fais, c'est parce que j'ai entendu quelque chose, quelque part, que c'est dans ma tête, et que cela va dans ma direction.
Mais j'essaye d'innover dans la construction de mes sons. Pour cela, j'achète toujours des disques et j'écoute toujours des tas de choses différentes.

3. Je suppose que cela t'influence dans ta composition musicale ?

Je suis un Dj qui passe son temps dans les magasins de disques. Les sons sortent de ta tête ou proviennent d'autres personnes. Cela a un effet sur toi, mais ce que je préfère maintenant, c'est de créer mon propre son, créer des sons sur mon ordinateur. Mais j'ai plus de flexibiité, plus de liberté pour confectionner des sons inhabituels.

4. Tu es connu sous le nom de Mike Dred et Kosmik Kommando. As-tu d'autres pseudos ?

Non :), j'ai utilisé d'autres noms pour des disques mais juste une ou deux fois. Les gens ne me reconnaissent pas vraiment, alors je ne les divulgue pas, je les garde mystérieux.

5. D'autres concepts ?

Absolument, juste pour faire quelque chose, pour voir ce que les autres disent. Penser et m'asseoir en riant parce qu'ils ne savent pas que c'est moi...

6. Est-ce pour la diversité des sons ?

Oui, c'est bien de ne pas être associé à une chose seulement, je n'ai pas envie de l'être, alors je veux essayer de m'exprimer dans des styles différents. Je peux l'expérimenter en utilisant un nom que personne ne connaît, et voir les réactions, les jugements... S'ils savent que c'est Mike, alors ce sera bon ou mauvais, si c'est X, ils ne peuvent pas avoir de préjugés.

Ils pourraient juger avant d'entendre la musique, alors je trouve cela chouette de créer des morceaux sans informations. Parfois, l'auditeur a une attitude plus ouverte quand il ne connaît pas l'artiste. Pour cette raison, quand j'utilise d'autres pseudos, je ne le dis pas aux gens.

7. Nous devrons donc faire très attention pour découvrir ce que c'est...

Personne ne trouvera vraiment. Il n'y a qu'un ou deux de mes amis qui le savent. Mais je n'ai plus utilisé de pseudos depuis six ou sept ans. Mais cette année, je vais en sortir un.

8. Quels sont tes meilleurs souvenirs musicaux ?

Il y en a tellement... C'est surtout chaque fois que je joue bien et que je suis content de moi après. Le meilleur moment pour un dj, c'est quand le public est réceptif et qu'il lui donne de l'énergie grâce à ses mixes pour qu'il danse. J'essaye de le faire, et quand je fais un très bon set, que je pense que mes mixes sont vraiment parfaits, c'est le meilleur souvenir. Et cela arrive parfois.

D'un autre côté, j'ai l'habitude de voyager partout, au Japon, en Australie, en Amérique, en Islande...

Un de mes meilleurs souvenirs, c'était de partir en Islande et de voir une aurore boréale avant d'aller jouer dans un club. C'était vraiment fort, les couleurs, c'était comme un tapis magique poussiéreux.
Je n'aurais jamais vu cela si je ne faisais pas de la musique. J'étais invité pour jouer à un show de sons et lumières.
Ces moments sont vraiment spéciaux parce que les gens vous amènent là-bas, ils vous payent pour y aller, et c'est vraiment cool.

9. Quels sont tes futurs projets ?

Un nouveau single, peut-être deux ou quatre tracks, je ne suis pas encore sûr, je dois me préparer à en composer quatre.

Puis, un nouvel album très abstrait dans la façon dont les sons sont produits. Je veux faire danser les gens dessus, alors j'essaye de prendre les idées que j'ai utilisé avec "Virtual Farmer" qui est très électro-acoustique et d'y mettre plus de techniques à l'arrière, des rythmes complexes, des textures, certaines plus ambient, d'autres plus pour le dance-floor.

Je veux travailler avec des dynamiques et des mouvements de sons autour de la tête, et voir comment cela marche dans un club. Cela peut être une bonne expérience avec des écouteurs.

Je vais sortir un morceau sur BETA BODEGA, un label de Miami, "Universal Indicator part 5", qui sortira sur ce label dans deux ou trois semaines (ndlr : sorti depuis fin septembre 2001).
Ce sont des tracks que j'ai fait il y a dix ans, c'est de la vieille musique, une sorte d'Acid dur, mais cela garde le concept des autres "Universal Indicators".

Fin de transmission...

Ressources :

www.rephlex.com

Contact :

kosmik @ inorbit.com
Agent de Mike :
Katrien Klausing (katrien.klausing @ skynet.be)